Mon parcours
Trois concours. Deux refus. Une entrée par la porte des palefreniers, une sortie par la grande porte.
I. Mistral

Je n’ai pas grandi avec les chevaux. Enfant, je vivais face au Mont-Blanc, et ma passion était le ski. À dix ans, nous avons déménagé en Camargue, et ma mère m’a offert mon premier cheval, Mistral.
Tout a commencé avec lui.
Je passais mes journées à ses côtés, à le monter, à m’en occuper, à apprendre à le comprendre. Il m’a accompagnée pendant de nombreuses années, jusqu’à ses trente-trois ans. Il restera toujours le cheval qui a fait naître cette vocation.
II. Le dressage

Au lycée, j’ai découvert le dressage auprès de Max Vendrell, dont je suis devenue l’apprentie pendant trois ans. C’est à cette période que j’ai compris que je voulais faire des chevaux mon métier.
III. La porte des palefreniers

À la fin du lycée, j’ai tenté d’entrer à la Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre. Deux fois refusée comme cavalière, j’ai finalement été admise comme palefrenière.
Cette première année m’a appris le cheval dans son quotidien, mais aussi une valeur essentielle dans ce métier : la discipline. La rigueur, la constance, le respect du cheval et de soi-même, et un cadre de vie sain autour du travail.

IV. Torreluna

À ma troisième présentation au test d’entrée, j’ai été admise comme cavalière, et j’ai rejoint la formation de la Real Escuela au sein de la Yeguada de Torreluna, à Séville. En parallèle, je continuais à pratiquer auprès des cavaliers de l’École et à participer à mes premiers concours de dressage classique.
Deux concours jeunes chevaux. Deux victoires.
V. L’assemblage

Puis j’ai rejoint Casa Santiago, auprès de la famille Amador, pendant ma formation de Técnico Deportivo en Hípica, Nivel II.
Ces années ont été celles de l’assemblage : réunir tout ce que j’avais appris jusque-là, et y ajouter ce que Casa Santiago m’a transmis de la haute école. Le travail, la précision et la compréhension du cheval ont alors formé ma façon de monter et de dresser.
Deux concours, Saint-Georges national et Intermédiaire I. Deux victoires.
Aujourd’hui

Je suis cavalière professionnelle de dressage.
Mon objectif : accompagner chaque cheval dans son évolution, quels que soient son niveau et son histoire. Du débourrage aux bases du travail, du perfectionnement d’un cheval déjà formé jusqu’à l’accompagnement de chevaux qui rencontrent des difficultés dans leur travail.
Je souhaite accueillir entre mes mains des chevaux très différents, tout en gardant un fil conducteur : le dressage. À terme, mon ambition est de former des chevaux jusqu’au plus haut niveau possible, en respectant leur progression, leurs qualités et leurs besoins.
Et lorsque c’est pertinent, j’accompagne aussi les propriétaires dans leur propre travail avec leur cheval.
Parce que, pour moi, dresser un cheval ne signifie pas simplement lui apprendre des mouvements. C’est construire une relation, comprendre l’individu qui se trouve devant soi, et lui donner les bases pour progresser avec confiance, justesse et respect, sans oublier le bien-être animal.